INTENSIFYING DIALOGUE WITH UNIVERSITIES IN THE INTEREST OF THE STUDENT

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The recent modification of the CRFPA access exam, the too slow maturation of a reform
unanimously desired by the profession for several years testifies to a discrepancy in perception
between Universities and Institutes of Judicial Studies (hereinafter “YEI”) on the one hand, and the profession
on the other hand.
As a reminder, with the exception of internal movements within the tables of each French Bar
(omissions, resignations, derogatory access, etc.), it was the Universities which, until 2016, had
in reality, almost absolute control over initial access to the profession and the YEIs determine, de facto, the
number of people entering the profession. The presence of lawyers on CRFPA juries (whether it is
grand oral juries or final eligibility and admissions validation panels) is
protocol and does not allow the profession to express its needs and concerns in terms of
selection.
The search for a consensus with Universities and YEIs brought about an essential reform and
emergency which was made possible by an initiative emanating from political power rather than
profession. It is fortunate that the political power and the profession have been appreciably in agreement on the
The scope of the reform, however: the reform was accelerated and imposed by the political power.
Mais au-delà de la question qu’elle a réglée pour partie, à savoir la création d’un examen national, la
lenteur de conception de cette réforme témoigne de l’insuffisant dialogue entre les Ordres et les
Universités. Plus ce dialogue sera précoce, et plus les réformes nécessaires à l’évolution de la profession
pourront être envisagées avec sérénité.
Surtout, plus ce dialogue sera précoce et plus la profession pourra, à travers des rendez-vous réguliers
avec les étudiants et une communication dédiée à ces derniers, anticiper leurs questionnements légitimes
en ce qui concerne la réalité de l’exercice professionnel ou le choix de parcours universitaire le plus
pertinent.
Il est anormal que la découverte de la réalité de l’exercice professionnel soit aussi tardif et se fasse,
souvent pour les plus chanceux, à l’occasion de stages de L3 ou de M1 (stages qui constituent le plus
souvent une faveur de la part des cabinets, qui préfèrent des stagiaires plus expérimentés – M2 ou
CRFPA), voire même à l’occasion des stages imposés par les CRFPA.
Il est impératif de se réapproprier le lien avec les étudiants en droit, y compris dès les toutes premières
années d’université, en multipliant les occasions d’aller dans les facultés et en y présentant de manière
loyale les grandeurs et les contraintes de la profession et les qualités qu’elle exige désormais.
Au-delà des informations essentielles qu’ils permettront de diffuser sur la réalité et le devenir de la
profession, de tels rendez-vous apporteront, en toute hypothèse, davantage de lisibilité et d’apaisement
quant aux choix universitaires des étudiants en perspective de leur future entrée dans la profession. Ils
participeront également d’une plus grande égalité des chances en rétablissant une connaissance plus
uniforme entre les étudiants des exigences de la profession et de la nécessité d’anticiper au maximum
l’entrée de la profession par le recours à des stages, des enseignements additionnels (économie,
numérique, langues étrangères, etc).
Nous estimons que la profession doit mettre en œuvre un plan national de sensibilisation avec
l’ensemble des facultés de droit, afin de présenter aux étudiants dès la fin de la L2 et en fin de L3
un panorama complet et lucide des réalités de l’exercice de la profession, leur apporter tous les
éclaircissements en prévision de leurs choix de matières et de parcours (des conférences qui
pourraient être utilement organisées dans les cabinets et les Palais de Justice), à travers des
rencontres, des séminaires, une communication online et offline institutionnelle (un portail
internet de l’avocat dédié aux étudiants en droit, dès la première année). Ces rencontres devront
impérativement mobiliser des avocats aux parcours et aux expériences les plus variés en
s’assurant que de jeunes avocats de moins de trois années d’exercice y participent afin d’apporter
un regard plus « récent » sur l’entrée dans la profession.

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